La biobanque, l’infrastructure au service d’une médecine personnalisée

Un grand pas vers une médecine personnalisée grâce aux mécènes

En finançant la biobanque, les mécènes rassemblés au sein du Fonds Nominoë permettent au CHU de Rennes de faire un grand pas vers la médecine personnalisée. L’enjeu est de développer des thérapeutiques plus efficaces parce que mieux adaptées aux caractéristiques génétiques du malade et de sa maladie.

Pour proposer une médecine personnalisée, le CHU doit construire une infrastructure spécifique destinée à collecter et analyser les échantillons sanguins et tissulaires prélevés sur les patients. Tous ces échantillons étiquetés, conservés et libérés à des fins d’analyse ou de recherche, constituent la biobanque. L’étude des données permet de mieux comprendre les déterminants de nombreuses maladies et d’élaborer des traitements spécifiques à chaque patient.

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Réforme territoriale : quels enjeux ?

soirée réforme territoriale site

A Rennes, le 29 septembre 2014, Bretagne Prospective a organisé une soirée sur le thème : « Réforme territoriale, quels enjeux ? » Dans les salons de Lecoq-Gadby, Raphael Schmidt, ancien conseiller de Marylise Lebranchu, Thomas Frinault, Maître de Conférences en Science Politique à l’Université Rennes 2 et Daniel Cueff, conseiller régional de Bretagne, auteur de « La Bretagne, un horizon démocratique pour notre République » ont présenté le contexte, l’état des lieux, et les perspectives en la matière. Cette soirée était animée par Stéphane Vernay, directeur départemental Ouest-France pour l’Ille-et-Vilaine.

Eléments de contexte exposés par Raphael Schmidt

Intitulant son intervention « la genèse d’une réforme », l’ancien conseiller ministériel a voulu revenir sur les 3 étapes de la réforme territoriale. Le projet initial porté par le Gouvernement était de faire voter 3 textes de loi : la 1ère loi devant porter sur les Métropoles, la 2ème loi sur la clarification des compétences entre Régions et Départements et le 3ème loi sur la réorganisation des rôles entre les établissements intercommunaux et les communes (bloc communal). L’ensemble des projets de loi s’inspiraient des recommandations du rapport de l’ancien premier Ministre Pierre Mauroy, publié en 2000 et intitulé « Refonder l’action publique locale ».

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Olivier Clanchin : un contexte tendu

Rendez-vous symbolique du formidable potentiel de développement des marchés alimentaires et de l’internationalisation des échanges économiques, le SIAL Paris va ouvrir ses portes dans quelques jours. L’ABEA sera évidemment présente durant cet évènement majeur, aux côtés des entreprises agroalimentaires bretonnes et de ses partenaires régionaux.
Réjouissons-nous de ces opportunités de rencontres et soyons fiers de nos métiers et de nos entreprises ! Mais soyons aussi lucides face au contexte tendu dans lequel nous évoluons : avec près de 2 % de baisse des prix alimentaires entre juin 2013 et juin 2014 (source INSEE), nous sommes bien en période de déflation, quand bien même les économistes usent de l’euphémisme « inflation négative » pour qualifier la tendance d’évolution de notre secteur… Les causes de cette situation, nous les connaissons : guerre des prix infernale entre les distributeurs français, concurrence déloyale intra Europe… Nous sommes contraints d’évoluer dans ce cadre et nous nous y adaptons, mais nous ne pouvons et ne devons pas accepter de subir de nouvelles charges.

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Métropoles ou territoires ?

L’enjeu de la cohésion territoriale est souvent présenté sous l’angle d’un simple découpage. Par exemple, Bretagne à quatre, à cinq, fusion avec la région des Pays de la Loire, constitution d’un « grand » Ouest…

C’est oublier la question des compétences et surtout l’enjeu du projet de société. S’agissant des compétences, comme le démontrent Jean-Jacques Urvoas ou Daniel Cueff dans leurs livres récents, la libération des forces régionales et l’expérimentation d’une assemblée de Bretagne permettraientdes politiques adaptées aux spécificités régionales (économie de la mer, agroalimentaire, TIC, logistique…).

Le débat du projet de société est encore plus essentiel. Une thèse, soutenue par cinq élus de Rennes, Brest, Nantes et Saint-Nazaire, promeut une fusion Bretagne-Pays de la Loire et l’affirmation de métropoles censées être les « locomotives » du développement. L’autre thèse table sur la promotion des identités en construisant dans l’ouest de la France des régions claires et lisibles (la Bretagne, la Normandie, le Val de Loire…). Elle affiche l’idée d’un projet collectif associant les métropoles aux villes moyennes sans oublier les enjeux agricoles et ruraux. Pour dynamiser toute  la Normandie, Rouen, Le Havre et Caen marieraient leurs compétences. Dans une Bretagne réunifiée, trois villes complémentaires animeraient et encadreraient un terrain de jeu fabuleux pour renouer avec l’économie productive (énergie notamment).

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La carte de la qualité de vie dessine une France de l’Ouest privilégiée

Article paru dans « Les Echos » du 8 octobre 2014

L’Insee a décrypté la vie des Français sur plus de 2.600 territoires.
Métropoles et villes moyennes de l’Ouest et du Sud-Ouest sont favorisées.

1051071_la-carte-de-la-qualite-de-vie-dessine-une-france-de-louest-privilegiee-web-tete-0203839257984Peut-on mesurer le bonheur avec des chiffres ? Faut-il prendre en compte le taux de chômage, le pourcentage de succès au bac, les revenus moyens, la distance du domicile au travail, la mortalité ? Dans le droit fil de la commission Stiglitz sur la mesure de la performance économique et du progrès social, et des débats récents sur la situation des zones périphériques des métropoles, les experts de l’Insee se sont penchés sur la qualité de vie dans les territoires (voir document ci-dessous). Ils ont défini 27 indicateurs très larges, (accessibilité aux équipements, à la culture, aux sports, aux loisirs, les niveaux de diplôme, l’écart entre les salaires femmes-hommes, les revenus…) Et les ont appliqués à l’échelle de 2.677 lieux de vie de France métropolitaine.

Leur conclusion est, bien sûr, que les territoires qui accueillent en moyenne les populations les plus favorisées cumulent souvent des niveaux de diplôme, des taux d’emploi et des revenus parmi les plus élevés. Ils se situent principalement dans les grandes métropoles. A l’inverse, les zones où se rencontrent les plus grandes difficultés économiques (fort taux de chômage de longue durée, bas revenus, moins bonne insertion professionnelle des plus jeunes) sont d’anciennes régions industrielles et des zones urbanisées du sud de la France. Sans oublier les zones rurales plutôt isolées. Les spécialistes évoquent l’effet « cumulatif », tant en positif qu’en négatif.

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BRETAGNE REUNIFIEE : LA FIN DE L’OPPOSITION RENNES-NANTES ?

Article paru dans « La Tribune » du 7 octobre 2014

Manifestation-reunification-nantes-bretagnePour les militants d’une Bretagne à cinq, le modèle centralisateur et urbain français ne se retrouve pas en Bretagne. Une Bretagne réunifiée fonctionnerait autour des compétences des trois métropoles Rennes-Nantes-Brest.

Entre les tenants d’un grand Ouest collaboratif, et les partisans du retour à une Bretagne historique, non diluée dans un ensemble sans identité, le Gwenn-ha-du (drapeau breton noir et blanc) s’enflamme.
A quelques semaines de la reprise du débat sur la réforme territoriale engagée par le gouvernement, le projet élaboré autour de 13 régions, et qui maintient la Loire-Atlantique dans les Pays de la Loire, continue de faire polémique.

Deux tiers des Ligériens et des Bretons favorables à la fusion

Samedi 27 septembre, près de 20.000 personnes ont manifesté à Nantes en faveur de la réunification et du rattachement de la Loire-Atlantique (44) à la Bretagne. Très mobilisée avant son entrée prochaine dans une phase de lobbying, l’association militante organisatrice de la manifestation, Bretagne Réunie, fonde ses actions sur différents sondages montrant que 2/3 des Ligériens et des Bretons sont favorables à la fusion.

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En Bretagne, « nos entrepreneurs sont attachés à leur territoire »

Article publié dans « La Tribune »

Interview de Loïg Chesnais-Girard, vice-président de la Région chargé de l’économie et de l’innovation

 

LA TRIBUNE – Peut-on parler d’un modèle d’ETI breton ?

LOÏC CHESNAIS-GIRARD – Il n’y a pas de modèle breton, mais la structure économique du territoire s’appuie sur une épine dorsale d’ETI au périmètre familial, et une volonté de garder les centres de décision en Bretagne. Il y a aujourd’hui une génération de dirigeants – Gilles Falc’hun chez Sill, Christian Roulleau chez Samsic, Louis Le Duff… – qui développent leur activité dans le monde entier tout en restant très attachés à leur territoire.
L’association Produit en Bretagne, qui fédère PME et grands groupes, est une parfaite illustration de cette volonté de donner à la région la capacité de se développer, d’innover et de créer de l’emploi. Les ETI et PME installées en Bretagne bénéficient par ailleurs d’un écosystème structuré et du bon niveau de qualification des salariés.
Pour relever les défis économiques, une relation de confiance s’est instaurée entre les entreprises et les institutions régionales.

LT – Quels sont les enjeux spécifiques du territoire ? Ses atouts ?

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Non, la Bretagne n’est pas l’Ecosse, et voilà pourquoi

Article publié sur le site Ar Ch’annad

D’une semaine à l’autre l’actualité peut parfois offrir un saisissant contraste. Alors que l’Ecosse menait à son terme, jeudi, un processus démocratique visant à donner à son peuple la possibilité de faire son choix quant à son avenir, la Bretagne se prépare, de son côté, à vivre une nouvelle manifestation afin de réclamer sa réunification, alors que le projet de loi sur la Réforme Territoriale, avec la nouvelle carte des régions, doit être de nouveau examiné au Sénat.

La première différence, celle qui saute le plus aux yeux, en particulier des partisans de la réunification, se situe dans la manière dont les deux processus ont été menés. Car, quoi qu’il arrive à la carte des régions de France, l’image qui restera est celle de tractations jusqu’à la dernière minute, entre caciques du Parti Socialiste, afin de déterminer le tracé qui sera finalisé «sur un coin de table» à l’Elysée, tout juste quelques minutes avant le bouclage de la presse quotidienne régionale.
Certes, la carte a par la suite évolué. Mais là encore, cela s’est fait suite à de nouvelles tractations entre élus, principalement socialistes, afin de défendre le pré carré des uns et des autres, c’est tout du moins l’impression d’un certain nombre de citoyens. A ce petit jeu, il n’y a rien d’étonnant à ce que la seule région actuellement dirigée par la droite, l’Alsace, n’ait pas été entendue alors qu’elle souhaitait éviter d’être englobée dans un ensemble trop grand.
D’une manière générale, la carte s’est avant tout dessinée de manière à préserver les intérêts des uns et des autres.

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Daniel Cueff : La Bretagne, un horizon démocratique pour notre République

livre Daniel Cueff

En s’appuyant sur le vécu des Bretonnes et des Bretons, Daniel Cueff démontre que la Bretagne  peut être un horizon démocratique pour la République à condition que celle-ci lui fasse confiance en lui accordant un cadre différencié pour qu’elle mette en place une institution-oxygène, l’Assemblée de Bretagne à cinq départements.

Mais la réforme territoriale, pierre angulaire de la présidence Hollande, erre comme une âme en peine, sans boussole démocratique. Ce qui promettait d’être un des grands débats de la mandature a succombé aux conservatismes des élites étatistes peu disposés à partager le pouvoir dont elles tirent les fils depuis Paris, en vase clos, à cent lieux des préoccupations de la société civile qu’elles ne cessent finalement de snober. De fait, doublée d’une grille d’analyse purement économiste, à l’instar du processus de métropolisation, la réforme territoriale résume les territoires et leurs habitants à l’organisation de la compétition entre eux. L’auteur démontre ainsi qu’elle finit par tourner le dos au principe républicain d’égalité en s’inscrivant dans ce qu’elle présente comme le moteur inéluctable : la compétition. Ici, comme dans d’autres domaines, l’absence de sens démocratique caractérise donc la réforme et alimente le foyer des colères et des extrêmes. Bien conscient des dangers à l’œuvre, Daniel Cueff s’aventure pas à pas dans une réflexion non définitive, libre et ouverte dans le but de donner du sens à un ensemble de revendications régionalistes. A partir de références intellectuelles et pratiques, glanées et débattues au fil du temps et de ses mandats d’élu, Daniel Cueff montre que l’Assemblée de Bretagne à cinq départements renoue avec la société démocratique bretonne. Il faut par conséquent que celle-ci s’en empare. Plus qu’institutionnel, cet essai est avant tout profondément politique, il en appelle à un régionalisme décomplexé sur la base d’une nouvelle modernité construite à partir de la Bretagne avec les Bretonnes et les Bretons. A lire absolument. Le Temps Editeur – 128 p. – 13 € Daniel CueffDaniel Cueff, co-fondateur du réseau BRUDED (Bretagne rurale urbaine et développement durable) est conseiller régional chargé de l’écologie urbaine et du foncier. Il est aussi Président de l’Etablissement Public Foncier de Bretagne.

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Le Pays de Vitré – Porte de Bretagne : un modèle économique à part (1)

Le Pays de Vitré – Porte de Bretagne illustre la capacité des territoires bretons à prendre leur destin en main. Situé aux portes de l’agglomération rennaise, le territoire n’en est pas pour autant une « annexe résidentielle ».

C’est même tout le contraire. L’ampleur des déplacements domicile-travail vers Rennes est limitée et l’évasion commerciale vers la capitale régionale est faible. Le Pays de Vitré a su créer son propre modèle économique, porté par une sphère productive forte qui souligne sa capacité à vendre des produits hors de ses limites territoriales.

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