La fausse promesse économique des métropoles

« Il faut arrêter de bâtir des politiques sur des intuitions économiques qui semblent aller de soi mais qui ne sont jamais démontrées. » En démontant les thèses de Laurent Davezies sur la surproductivité de l’Ile-de-France ou des métropoles, Olivier Bouba-Olga et Michel Grossetti mettent les politiques en garde : la promesse économique liée à la création des métropoles n’est pas avérée, il peut même y avoir des ratés majeurs.

Olivier Bouba-Olga et Michel Grossetti n’ont rien contre Laurent Davezies. L’économiste de Poitiers et le sociologue de Toulouse reconnaissent à l’économiste de Paris qu’il est « LA » référence de l’économie territoriale et le théoricien de la métropolisation de l’économie qui inspire énormément le législateur, avec des intuitions passionnantes.

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Attractivité et image de la Bretagne

Résultat d’une enquête dont les résultats ont été publiés dans le magazine Paré à innover du mois de janvier 2015.

Attractivité et image de la Bretagne

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La Bretagne demain : quels enjeux, quels territoires pour agir ?

 Compte-rendu d’une rencontre avec Florence Gourlay, dans le cadre des cafés géo organisés à St-Brieuc.

Florence Gourlay est maître de conférences à l’Université de Bretagne-Sud (Lorient). Elle est responsable du master « Aménagement et Développement des territoires maritimes et littoraux ». Ses travaux de recherche portent sur la recomposition des territoires dans un contexte de mondialisation. Ses territoires de recherche sont essentiellement le pays de Lorient et la Région Bretagne. Elle est l’auteur, avec Ronan Le Délézir, lui aussi maître de conférences à l’Université de Bretagne-Sud, d’un ouvrage « Atlas de la Bretagne, les dynamiques du développement durable » dans la collection autrement.
Notre intervenante se propose à partir du sujet « La Bretagne demain : quels enjeux, quels territoires pour agir ? » de mener, non pas un exercice de prospective mais une réflexion sur l’intégration par les territoires bretons des logiques de la société-monde contemporaine.
Demain, c’est une projection d’éléments présents que l’on considère aujourd’hui comme potentiellement structurant dans un avenir plus ou moins proche. Ainsi en est-il, par exemple, du changement climatique avec pour conséquence l’élévation du niveau de la mer et la nécessaire adaptation des sociétés. Demain, c’est un probable mais aussi un possible, une perspective qui interpelle, qui mobilise, qui suggère une possibilité d’actions. Demainest en quelque sorte un système complexe d’atouts, de contraintes et d’opportunités.

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Des contrats de partenariat avec les îles et pays bretons sur 2015-2020

A partir du printemps 2015, la Région signera de nouveaux contrats de partenariat avec les îles et les 21 pays bretons. Un soutien autour de trois priorités stratégiques pour chaque pays.

L’année 2014 a été consacrée à la préparation des futurs contrats de partenariat Région-Pays : c’est dans ce cadre que a Région apportera son soutien financier au développement des îles et des pays bretons sur la période 2015-2020 (266 M€ sur six ans). Actuellement en cours de négociation, ces contrats prendront forme en 2015 : îles et pays ont été invités à définir au maximum trois priorités dans lesquelles s’inscriront leur stratégie de développement et les projets à soutenir. Les nouveaux contrats de partenariat seront ainsi basés sur la stratégie définie par chaque territoire et préciseront les actions à mener. Ils seront en cohérence avec les cinq orientations prioritaires de la Région : mutation et développement économique, accessibilité des transports et des usages numériques, maritimité, transition écologique et énergétique, services à la population (santé, logement, culture…). Ils reposeront, en particulier, sur le respect de critères de développement durable et sur une péréquation financière entre les différents territoires bretons.

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La Bretagne, un horizon démocratique… : un brillant manuel pour les régionalistes bretons

livre Daniel Cueff[Langouët] —Le livre de Daniel Cueff, présenté ici, est paru depuis plusieurs mois et c’est un ouvrage qui restera comme une référence, même pour ses contradicteurs, car il marque une étape rare de l’évolution politique de la Bretagne, celle de la formulation précise d’un régionalisme mature qui n’a jamais fait l’objet d’une réflexion politique cohérente.

Les nationalistes bretons, opposés au principe du régionalisme, se récrieront, mais ils n’ont jamais rien prouvé de ce côté-là, leurs rares théoriciens étant souvent proches du néo-thomiste très droitier, Jacques Maritain, alors que l’auteur se réclame d’une pensée personnaliste.
L’existence de ce livre dévalue singulièrement les maigres pensées produites par le mouvement politique breton, porté à l’anti-intellectualisme, qui est trop souvent dans la critique de l’État et de ses politiques conjoncturelles, donc, le contraire d’une vision politique.
Ce n’est pas un hasard que Daniel Cueff ait forgé son expérience politique à distance, et du Parti socialiste, et de l’Union démocratique bretonne. L’écologiste revendiqué (il fait partie du groupe Bretagne Écologie au Conseil régional de Bretagne) est aussi très sceptique sur la dérive extrémiste d’une fraction d’Europe Écologie-les Verts.

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Un quart des ménages bretons en situation de vulnérabilité énergétique

L’Insee vient de publier une étude sur la vulnérabilité énergétique en Bretagne. Il ressort que la dépense annuelle moyenne des ménages bretons est estimée à 1 220 € pour le chauffage et la production d’eau chaude et à 670 € pour les déplacements domicile-travail et autres déplacements « contraints ».

Rapportées aux revenus, les dépenses de chauffage placent 203 000 ménages en situation de vulnérabilité énergétique en Bretagne, soit 15 % des ménages bretons. Cette vulnérabilité énergétique liée au logement concerne souvent des personnes seules, jeunes ou retraitées, vivant en milieu rural. Ainsi, les dépenses énergétiques liées au logement sont inférieures à 1 200 € dans les principales aires urbaines mais supérieures à 1 400 € dans certaines zones rurales aux habitations moins isolées.

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«.bzh ». Bien que plus chère, l’extension bretonne a déjà séduit 3 000 entreprises et associations

extension bzh

Malgré un coût supérieur à d’autres extensions, le «.bzh» a attiré près de 3000 entreprises et associations en moins d’une semaine. Mais pourquoi est-il plus cher ?

Une semaine seulement après son lancement auprès du grand public, l’extension bretonne a connu près de 3 000 enregistrements de noms de domaines. Et ce malgré un coût bien supérieur à d’autres extensions plus génériques. Quand un « .fr » se loue aux alentours de 12€ par an chez le bureau d’enregistrement de nom de domaine Gandi (en première position des enregistrements « .bzh », NDLR), il faut compter 49€ pour obtenir le même domaine en « .bzh », contre 39 € pour un « .paris », une extension lancée au même moment que la Bretonne. Comment expliquer cette différence de tarif, qui se retrouve chez la plupart des bureaux d’enregistrement ?

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Nouvelle carte des régions : la Bretagne restera seule au grand dam des patrons

La Bretagne restera composée de quatre départements. Les partisans de la Bretagne historique n’ont pas réussi à la marier avec la Loire-Atlantique. Les dirigeants d’entreprise sont déçus.

Depuis des lustres, les partisans de la Bretagne historique souhaitent qu’elle puisse retrouver sa géographie initiale à cinq départements en y intégrant la Loire-Atlantique. Nantes, la Cité des Ducs de Bretagne, avait été séparée de sa région d’origine sur décision du gouvernement de Vichy. Le Parlement n’a pas suivi les lobbyistes, la Bretagne restera à quatre départements. Les deux régions Bretagne et Pays de la Loire ne devraient cependant pas se tourner le dos, bien au contraire car elles ont depuis longtemps l’habitude de travailler sur des sujets économiques communs.

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2014, une année de perdue pour la Bretagne

Article publié sur le site Ar C’hannad

Les fins d’année sont traditionnellement propices aux bilans en tout genre sur les douze mois qui s’achèvent, une manière de faire le point sur la différence entre les espérances du début et la réalité des faits, avant de se tourner résolument sur celle qui suivra. Difficile donc d’y couper, d’autant que pour la Bretagne, l’année 2014 aura été, sans aucun doute possible, riche en événements et enseignements en tout genre.

Une année pleine de promesses, entre la possibilité de voir émerger un nouveau mouvement citoyen, à l’image sans doute de Podemos en Espagne, mais également d’assister au début du redressement de l’économie bretonne, grâce en partie à un Pacte d’Avenir pour la région qui n’avait guère convaincu lors de la signature mais dont on aurait, malgré tout, pu espérer que l’Etat fasse ce qu’il faut pour qu’il produise rapidement des effets. Sur le plan géographique enfin, avec l’annonce dès le début de l’année d’une future réforme territoriale relançant l’espoir, pour les plus ardents défenseurs de la cause, de la réunification de la péninsule.
Au final pourtant, l’année aura été plus que décevante, à tous points de vue. Sur le plan économique avant tout, si le préfet de Bretagne se réjouissait récemment de la bonne avancée du Pacte d’Avenir, force est de constater que les effets se font attendre. Pire, ils n’ont pas été suffisants pour sauver Tilly Sabco ni Gad, tous deux passés par la case redressement judiciaire, avec plusieurs dizaines d’emplois perdus à la clé, une fois de plus, dans un agroalimentaire breton qui vit décidément une période difficile.

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Territoires numériques, territoires politiques : des enjeux pour l’avenir

fond_vierge

A l’issue de son Assemblée générale annuelle, Bretagne Prospective a organisé une conférence-débat sur le thème : « Territoires numériques, territoires politiques, des enjeux pour l’avenir ». Trois intervenant étaient à la tribune : Michel Briand, Directeur adjoint de la Formation Institut Mines Telecom, Membre du Conseil national du Numérique, Bruno Marzloff, Directeur du Groupe Chronos et Jean-Claude Raoul, Délégué général de l’Académie des Technologies.
Voici le contenu de leurs interventions et le débat qui a suivi.

 

Conférence Assemblée Générale 2014

 

Débats Assemblée Générale 2014

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