
La production marchande, généralement mesurée par le PIB/habitant, est loin d’être le seul critère d’évaluation du « développement » des sociétés. Des indicateurs nouveaux et de plus en plus complexes permettent de mieux appréhender les différentes facettes du développement en y intégrant les dimensions sociales, environnementales ou culturelles.
Le plus connu de ces indicateurs « alternatifs » est sans doute l’Indice de Développement Humain (IDH). Mis au point en 1990 par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), il intègre à la dimension économique mesurée par le PIB/habitant, des mesures du niveau de santé (espérance de vie) et d’éducation (taux de scolarisation).
Kevin Lacquaine-Jacq, stagiaire à Bretagne prospective, nous propose ici une déclinaison de cet indicateur pour l’ensemble de la Bretagne (5 départements). Il décline également l’Indicateur sexo-spécifique de développement humain (ISDH) qui fait état des inégalités sociales et économiques liées au sexe.
En l’état actuel des données existantes, le calcul de ces deux indicateurs permet de situer la Bretagne au 21ème rang mondial, un peu en dessous du niveau français mais juste devant des pays comme le Royaume-Uni et l’Allemagne.